La Thaïlande continue de faire rêver les voyageurs marocains, qu’il s’agisse de jeunes diplômés en quête d’aventure ou de professionnels cherchant à déconnecter sous les tropiques. L’Asie du Sud-Est n’a jamais été aussi accessible, transformant ce qui était autrefois un parcours du combattant administratif en une formalité simplifiée. Depuis la mi-2024, une petite révolution a eu lieu : l’exemption de visa pour les séjours de moins de 60 jours. Pour les détenteurs du passeport vert, c’est une opportunité en or de découvrir le Pays du Sourire sans les tracas habituels.
Cependant, cette facilité d’accès s’accompagne de nouvelles règles numériques et financières qu’il ne faut absolument pas négliger pour éviter tout refus à l’embarquement ou à l’arrivée. Entre la nouvelle carte d’arrivée numérique et les exigences de solvabilité, une préparation minutieuse reste la clé d’un Voyage Thaïlande Maroc réussi en 2025 et au-delà.
L’exemption de visa de 60 jours : une révolution pour les Marocains
C’est l’information qui change la donne pour tout projet de vacances : les ressortissants marocains bénéficient désormais d’une exemption de visa pour entrer en Thaïlande. Concrètement, cela signifie qu’il est possible d’atterrir à Bangkok ou Phuket sans avoir effectué de demande préalable auprès de l’ambassade, pour peu que le séjour ne dépasse pas deux mois. Cette mesure, entrée en vigueur en juillet 2024, vise à dynamiser le tourisme et simplifie considérablement les échanges entre les deux royaumes.
Néanmoins, la liberté a ses conditions. Les agents de l’immigration sont stricts sur certains points. Il est impératif de présenter un passeport valide au moins 6 mois après la date de retour prévue et en parfait état. De plus, une preuve de fonds est systématiquement exigée : chaque voyageur doit pouvoir justifier de la possession de 20 000 THB (environ 500 à 550 euros selon le taux de change) en espèces. Les cartes bancaires ou applications mobiles ne sont généralement pas acceptées comme preuve suffisante au guichet de l’immigration.
Si cette ouverture facilite les départs spontanés, elle ne dispense pas de la rigueur. Avoir un billet de sortie du territoire confirmé dans les 60 jours est obligatoire. Pour ceux qui hésitent encore entre l’Asie et d’autres destinations, il est intéressant de noter que les procédures se simplifient globalement dans la région, comme on peut le voir avec les évolutions du visa pour la Chine, offrant ainsi aux Marocains un éventail de choix plus large pour leurs voyages d’affaires ou de loisirs.

Les démarches numériques incontournables : TDAC et e-Visa
Même sans visa physique à apposer avant le départ, le volet numérique ne doit pas être ignoré. Depuis le 1er mai 2025, la Thailand Digital Arrival Card (TDAC) est devenue obligatoire pour tous les visiteurs étrangers. Ce formulaire remplace l’ancienne fiche cartonnée TM6. Il doit être rempli en ligne via le portail officiel de l’immigration au maximum 72 heures avant l’arrivée. C’est une procédure gratuite qui centralise les données de santé et de voyage pour fluidifier le passage aux frontières.
Pour ceux qui envisagent un séjour supérieur à deux mois, ou pour des motifs spécifiques (travail, retraite), l’exemption ne suffit plus. Il faut alors se tourner vers le e-Visa. La procédure est désormais entièrement dématérialisée. Les demandeurs doivent soumettre leurs dossiers sur la plateforme thaievisa.go.th. Attention, bien que le processus soit en ligne, les délais peuvent varier et il est recommandé de s’y prendre au moins 4 semaines à l’avance, surtout en haute saison.
Il est crucial de bien distinguer les types de séjours. Si votre projet dépasse le simple tourisme, comme pour des opportunités professionnelles ou des stages, les démarches diffèrent. D’ailleurs, pour ceux qui s’intéressent aux opportunités locales avant de partir, consulter les offres comme celles du Groupe Smeia au Maroc permet de garder un pied dans la réalité économique nationale tout en planifiant son évasion internationale.
Comparatif des options pour votre séjour en Thaïlande
Choisir la bonne option d’entrée dépend essentiellement de la durée de votre voyage. Pour y voir plus clair, voici un tableau comparatif entre l’exemption classique et le visa touristique formel. Ce choix stratégique vous évitera des frais inutiles ou des situations délicates une fois sur place.
| Critère 📊 | Exemption de Visa (60 jours) | Visa Touristique (TR) 🛂 |
|---|---|---|
| Durée initiale | 60 jours maximum | 60 jours |
| Prolongation possible | Oui, +30 jours sur place | Oui, +30 jours sur place |
| Coût avant départ | Gratuit 🆓 | 35 € (frais de dossier) 💶 |
| Démarche principale | Aucune (sauf TDAC) | Demande e-Visa obligatoire |
| Preuve de fonds | 20 000 THB (liquide) | Relevé bancaire (min 700 €) |
| Idéal pour… | Vacances, courts séjours | Séjours planifiés de 2-3 mois |
Il est important de noter que l’extension de 30 jours, qu’elle soit pour une exemption ou un visa TR, se fait directement auprès d’un bureau de l’immigration en Thaïlande moyennant 1 900 bahts. C’est une flexibilité appréciable pour ceux qui tombent sous le charme du pays et décident de troquer leur thé à la menthe traditionnel contre un thé glacé thaïlandais pour quelques semaines de plus.
Règles de douane et vigilance administrative
Une fois le sésame d’entrée validé, la vigilance ne doit pas retomber. Les douanes thaïlandaises sont particulièrement strictes sur certains produits. L’importation de cigarettes électroniques (vape) est strictement interdite et passible de lourdes amendes, voire de peines de prison. De même, la limite d’alcool est fixée à un litre par personne et celle de tabac à une cartouche (200 cigarettes). Les contrôles sont fréquents et la tolérance est nulle.
Un autre point critique concerne l’overstay (dépassement de la durée de séjour autorisée). Chaque jour de présence illégale sur le territoire entraîne une amende de 500 bahts. Mais au-delà de l’aspect financier, cela peut conduire à une inscription sur liste noire, interdisant tout retour futur en Thaïlande. Pour les professionnels et consultants habitués à voyager, une telle tache sur le dossier d’immigration peut compliquer l’obtention de visas pour d’autres destinations à l’avenir.
Check-list essentielle avant le décollage ✈️
Pour garantir un départ serein depuis l’aéroport Mohammed V ou Menara, voici les éléments indispensables à vérifier une dernière fois :
- ✅ Passeport : Valide 6 mois après la date de retour et en parfait état.
- ✅ Billet retour : Confirmé dans les délais autorisés (moins de 60 ou 90 jours selon le cas).
- ✅ Argent liquide : Avoir changé vos dirhams ou euros pour obtenir au moins 20 000 THB ou équivalent en devises fortes.
- ✅ TDAC : QR code de validation reçu après l’inscription en ligne.
- ✅ Assurance : Fortement recommandée pour couvrir les frais médicaux éventuels.
- ✅ Logement : Preuve de réservation pour les premières nuits (hôtel ou lettre d’invitation).
Pour ceux qui résident près de Rabat et qui auraient besoin d’assistance pour d’autres types de visas ou légalisations, il est toujours utile de connaître les ressources locales comme le centre BLS à Rabat, même si pour la Thaïlande, tout se passe désormais majoritairement en ligne ou à l’arrivée. Enfin, pour une information complète et mise à jour régulièrement sur les spécificités de ce visa, consultez notre dossier dédié sur le Visa Thaïlande Maroc.
Anticiper l’avenir et les nouvelles opportunités
Le paysage des voyages internationaux évolue rapidement. Si la Thaïlande a ouvert ses portes, d’autres nations ajustent également leurs politiques. On observe une tendance générale à la digitalisation des procédures, comme en témoigne l’évolution du visa pour la Chine pour les Marocains. Rester informé est donc une compétence clé pour le voyageur moderne.
Au-delà du tourisme, ces facilités de visa ouvrent la porte aux « digital nomads » et aux professionnels souhaitant explorer de nouveaux marchés. C’est une occasion d’observer comment d’autres économies émergentes se structurent, un sujet qui résonne avec les dynamiques actuelles du Royaume, comme les initiatives d’investissement régionales, par exemple le projet pour investir dans une ferme en Bretagne qui attire certains capitaux, ou encore les développements diplomatiques majeurs tels que la reconnaissance par les US de l’initiative d’autonomie du Sahara, renforçant la position du Maroc sur l’échiquier mondial et facilitant indirectement la mobilité de ses citoyens.
Préparez vos documents, respectez les coutumes locales et profitez de cette fenêtre d’opportunité exceptionnelle pour découvrir l’Asie en toute tranquillité. Pour plus de détails techniques et les dernières mises à jour consulaires, n’hésitez pas à vérifier les informations sur le guide complet du visa Thaïlande 2025.
L’exemption de visa de 60 jours est-elle garantie pour tous les Marocains ?
L’exemption est accessible à tous les détenteurs d’un passeport marocain valide, mais l’entrée reste à la discrétion de l’agent d’immigration. Il est impératif de présenter les preuves de fonds (20 000 THB) et un billet de sortie pour garantir l’accès au territoire.
Quand dois-je remplir la Thailand Digital Arrival Card (TDAC) ?
La TDAC doit être remplie en ligne sur le site officiel de l’immigration thaïlandaise. Vous pouvez le faire au maximum 72 heures avant votre arrivée en Thaïlande. C’est une démarche gratuite et obligatoire depuis mai 2025.
Que se passe-t-il si je dépasse la durée de mon visa (overstay) ?
Le dépassement de séjour est sanctionné par une amende de 500 THB par jour. En cas de contrôle policier hors de l’aéroport ou de dépassement long, vous risquez la détention, l’expulsion et une interdiction de territoire (blacklist) allant de 1 à 10 ans.
Puis-je travailler en Thaïlande avec l’exemption de visa touristique ?
Non, il est strictement interdit de travailler avec une exemption de visa ou un visa touristique (TR). Pour travailler, vous devez obtenir un visa Non-Immigrant B et un permis de travail (Work Permit). Les contrôles sont fréquents.
Yassir accompagne depuis plus de dix ans les jeunes diplômés et les cadres en reconversion dans leur parcours professionnel. Passionné par la transmission, il aime écrire pour clarifier les enjeux du monde du travail marocain et guider pas à pas ceux qui veulent réussir leur insertion.

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